lundi 14 décembre 2009

La citation du jour

After two decades of everyone — including dead people — being able to get mortgages and having a fistful of credit cards, credit is drying up.

Faith and hope, that's what fractionalized banking is all about: faith that not everyone shows up for their money all at once and hope that the bank's loans are always paid back. In the movies, the director and screenwriter can make it all work out. In real life, Keynesianism doesn't work; the government bails out the bankers and then depressions last a long time.

Doug French, American Madness.

dimanche 13 décembre 2009

La Grèce et l'Union Européenne dans une bataille critique

L'état désastreux des finances publiques de la Grèce a été relevé à maintes reprises par des observateurs économiques divers.

Ambrose Evans-Pritchard, un analyste financier très alerte et documenté écrivant pour le Telegraph en Angleterre, relève l'etendue du désastre dans son dernier billet, dont voici quelques extraits:

While premier George Papandreou offered pro forma assurances at Friday's EU summit that Greece would not default on its €298bn (£268bn) debt, his words to reporters afterwards had a different flavour.

(Greek) Public debt is already 113pc of GDP. The Commission says it will reach 125pc by late 2010. It may top 140pc by 2012.

Greece is past the tipping point of a compound debt spiral.

Remember, Athens holds the whip hand over Brussels, not the other way round. Greek exit from EMU would be dangerous. Quite apart from the instant contagion effects across Club Med and Eastern Europe, it would puncture the aura of manifest destiny that has driven EU integration for half a century.

No doubt, EU institutions will rustle up a rescue. RBS says action by the European Central Bank may be "days away". While the ECB may not bail out states, it may buy Greek bonds in the open market. EU states may club together to keep Greece afloat with loans for a while. That solves nothing. It increases Greece's debt, drawing out the agony. What Greece needs – unless it leaves EMU – is a permanent subsidy from the North. Spain and Portugal will need help too


Tout cela ne présage rien de bon pour l'économie mondiale, et les marchés boursiers et obligataires.

En effet, le S&P500 a gagné près de 60% depuis le creux du début mars. Le marché semble s'attendre à une reprise économique forte et rapide.

Pourtant, comme le choc mineur de Dubai l'a démontré, le moindre cahot dans la route pourra dérailler cette belle envolée.

Et la Grèce, ainsi que l'Espagne et peut-être même le Japon, sont des cahots autrement plus gros que Dubai...

Le mot d'ordre reste donc, prudence, et gardons-nous une bonne proportion de liquide en prévision des turbulences à venir...


vendredi 11 décembre 2009

Pour faire suite à la dernière entrée...

Un autre exemple frappant de l'insouciance, voire l'insolence, avec laquelle Washington gère ses finances, qui nous vient de Slate cette fois...

On apprend ainsi que le nombre d'employés du gouvernement fédéral américain ayant un salaire de plus de 100 000$ est passé de 14% à 19% du total des employés fédéraux depuis 18 mois, c'est-à-dire depuis le début de la pire crise économique depuis les années 30 et en pleine explosion des déficits budgétaires.

De plus, ces chiffres impressionnants n'incluent pas les bonis et le temps supplémentaire, selon USA Today!

Barack Obama incitait le peuple Américain à faire des 'sacrifices' et à 'travailler pour le bien commun' en début d'année 2009.

On voit maintenant que ces exhortations s'addressaient au peuple seulement, et non pas à sa classe de parasites dirigeants.


Washington festoie!

Décidément, les contribuables Américains sont d'une grande générosité envers leurs chers dirigeants.

On apprend que le temps des Fêtes sera faste à la Maison Blanche, avec une liste d'invités de plus de 50 000 (!!!) personnes.

Le coût associé à faire manger et festoyer tout ce beau monde n'a pas été dévoilé, par décence je présume.

jeudi 10 décembre 2009

La grippe H1N1: beaucoup de bruit...pour pas grand-chose.

On apprend de l'Agence France-Presse que la grippe H1N1 a causé '26 décès pour 100 000 personnes contaminées par le virus de la grippe A(H1N1), en date du 8 novembre', ce qui est 'considérablement moins' que prévu par nos 'experts'.

Surprise-surprise, après nous avoir bombardé de propagande alarmiste depuis 4 mois...

mercredi 9 décembre 2009

La CSN et le 'bien collectif'

Les syndicats nous rabattent sans cesse les oreilles depuis des décennies, en nous disant que sans eux, les pauvres travailleurs seraient à la merci des méchants chefs d'entreprise, et qu'ils sont essentiels à l'augmentation de la richesse de la classe moyenne.

Or, la réalité est en fait tout autre.

Comme toute autre organisation politique, le but des syndicats est d'accroître leur pouvoir et leurs privilèges, et ce peu importe si celà se fait aux dépens du citoyen moyen dont ils sont supposés représenter les intérêts.

Un très bel exemple de ce phénomène a été publié hier sur le site du journal Les Affaires.

Le message de Claudette Charbonneau, présidente de la CSN, ne peut être plus clair: elle demande ouvertement au gouvernement Charest de puiser dans les poches des contribuables 1 milliard de beaux dollars pour que ses membres gardent leur privilèges intacts malgré la récession, des déficits provinciaux énormes, et une chute des recettes d'impôts du gouvernement.

Jean Charest a déclaré aujourd'hui qu'il était hors de question de suivre cette recommendation.

Espérons qu'il ne cédera pas à la pression en cours de route.

À ce sujet, lire également l'excellent billet de Bernard Mooney.



Entrevue avec John Exter

Joe Koster, du blogue Value Investing World, a mis en ligne une entrevue fascinante avec John Exter.

Personnage peu connu aujourd'hui, Exter a été un acteur très important du milieu financier des années 40 à aujourd'hui. Il a été VP de Citibank (l'ancienne identité de Citigroup), et a côtoyé de très près les banquiers centraux des années 50 a aujourd'hui.

Très étonnamment pour un homme ayant eu ce type de parcours académique, il est un 'gold bug' convaincu, et un ardent défenseur de l'école économique Autrichienne.

Ses propos sont fascinants et cette entrevue, réalisée en 1991, montre à quel point l'analyse autrichienne des données économiques permet de prédire et de comprendre les phénomènes économiques.

Vous pouvez accéder à l'entrevue ici.