mardi 27 juillet 2010

Le pétrole dans le golfe du Mexique...

Semble introuvable...


July 26, 2010

What a Disappointment

Just as with the Exxon Valdez spill in Alaska, the oil from the BP spill in the Gulf of Mexico has..disappeared. How dare Mother Nature bug the ec-hysteriacs and the state, who now are all dressed up with no place to go.

lundi 26 juillet 2010

Plus de réglementation, la solution pour prévenir les crises financières?

En fait, comme l'explique Doug French du Mises Institute, les institutions financières les plus impliquées dans la crise financière étaient, en fait, parmi les entreprises les plus régimentées au monde.

Il serait donc extrémement naïf de croire qu'une couche supplémentaire de lois soit la voie du salut:

Of course the constant carping has been that there just hasn't been enough regulation: that crazy laissez-faire Bush administration dismantled all the financial regulation don't you know. The real fact is, even the average Podunk bank operating as a holding company not only has a state regulator, but the Federal Reserve, the FDIC, or the OTS, or the OCC regulating them. Not to mention all the business licensing and whatnot that's required on the local level.

Treasury Secretary Tim Geithner testified that AIG had

regulators in 20 different states being responsible for the primary regulation and supervision of AIG's U.S. insurance subsidiaries. Despite AIG's foreign insurance activities being regulated by more than 130 foreign governments, and despite AIG's holding company being subject to supervision by the Office of Thrift Supervision (OTS), no one was adequately aware of what was really going on at AIG.

There's been plenty of government regulating, and as regulations grow, the incidences of financial booms and panics grow in step, as Kevin Dowd and Martin Hutchinson chronicle in their wonderful new book Alchemists of Loss: How Modern Finance and Government Intervention Crashed the Financial System. Looking back at financial crises, the authors note "the impacts of rampant speculation, government involvement or poor government responses, misguided monetary polices, ill-designed regulation and misunderstood new financial technology, as well as the oft-repeated failure on the part of policy makers and legislators to draw the appropriate lessons from painful experiences" have been constant themes.

Un procès de type Nuremberg pour les dirigeants communistes

Via le blogue de Guy Sorman:

Le Nuremberg du communisme.

Prenez note, historiens : le 26 juillet 2010, s’est produit à Phnom Penh un évènement considérable. Un certain Douch (le surnom de Kaing Guek Eav) a été condamné à 35 ans de prison pour avoir dirigé de 1975 à 1979 un centre de torture qui fit quinze mille victimes. Douch fut l’un des rouages de la machine exterminatrice du règne dit des Khmers rouges. Contrairement au tribunal de Nuremberg qui, en 1945, jugea les dignitaires nazis, celui de Phnom Penh n’est pas géré par des puissances victorieuses : il opère au sein même de la Justice cambodgienne, sous le contrôle de l’opinion publique cambodgienne mais financé par les Nations Unies. On ne saurait douter de la légitimité et de l’objectivité de ce tribunal. La sentence a d’ailleurs été mal accueillie par les Cambodgiens qui, au regard des crimes commis par Douch, l’estimaient insuffisante. Celui-ci, évidemment, a fait valoir qu’il obéissait aux ordres de ses supérieurs : évidemment, puisque ce fut aussi l’alibi des dirigeants nazis à Nuremberg – Hitler étant mort- et celui de Adolf Eichmann à Jérusalem, en 1961.

Mais par-delà le cas de Douch qui n’était pas un dirigeant, qui juge-t-on à Phnom Penh ? On constate dans les médias occidentaux et asiatiques, comme dans les prises de position des gouvernements – particulièrement celui du Cambodge et de la Chine- une volonté certaine de réduire les crimes de Douch et de ses supérieurs à des circonstances locales. Une regrettable catastrophe se serait abattue sur le Cambodge en 1975, sous le nom de Khmers rouges et cette rébellion venue d’on ne sait où, aurait ravagé le Cambodge et tué 1,5 millions de Khmers. A qui, à quoi, devrait-on imputer ce que le tribunal a tout de même qualifié de génocide des Khmers par d’autres Khmers ? Ne serait-ce pas la faute des Américains ? Ceux-ci, en installant au Cambodge un régime à leur solde, auraient provoqué comme un choc en retour, une réaction nationaliste. Ou bien, ce génocide ne serait-il pas un héritage culturel propre à la civilisation Khmère ? Des archéologues fouillent, en vain, le passé pour retrouver un précédent historique. Mais , l’explication véritable, l’arme du crime , on la trouvera plutôt dans ce que les Khmers rouges eux-mêmes déclaraient : de même qu’Hitler avait décrit à l’avance ses crimes, Pol Pot (aujourd’hui décédé) avait expliqué par avance qu’il détruirait son peuple pour en créer un nouveau. Pol Pot se disait communiste : il le devint, étudiant, à Paris, dans les années 1960. Puisque Pol Pot et le régime qu’il imposa, se disaient communistes – et d’aucune manière les héritiers de quelque dynastie cambodgienne – il faut admettre qu’ils l’étaient vraiment, communistes.

Ce que les Khmers rouges imposèrent au Cambodge, ce fut bien le communisme réel : il n’y eut pas, ni en termes conceptuels ou concrets de distinction radicale entre ce règne des Khmers rouges et le Stalinisme, le Maoïsme, le Castrisme ou la Corée du Nord. Tous les régimes communistes suivent des trajectoires étrangement ressemblantes que colorent à peine, les traditions locales. Dans tous les cas, ces régimes entendent faire du passé table rase et créer un homme nouveau ; dans tous les cas, les « riches », les intellectuels et les sceptiques sont exterminés. Les Khmers rouges regroupèrent la population urbaine et rurale dans des communautés agricoles calquées sur les précédents russes, les kolkhozes et chinois , les communes populaires , pour les mêmes raisons idéologiques et conduisant au même résultat : la famine. Sous toutes les latitudes, le communisme réel patauge dans le sang : extermination des Koulaks en Russie, révolution culturelle en Chine, extermination des intellectuels à Cuba. Le communisme réel sans massacre, sans torture, sans camps de concentration, le goulag ou le laogaï, cela n’existe pas. Et si cela n’a pas existé , il faut bien en conclure qu’il ne pouvait en être autrement : l’idéologie communiste conduit nécessairement à la violence de masse parce que la masse ne veut pas du communisme réel. Ceci dans les rizières du Cambodge tout autant que dans les plaines de l’Ukraine ou sous les palmiers cubains : et les régimes communistes partout et toujours ne furent jamais qu’imposés par l’extrême violence.

Le procès de Douch est donc le premier procès, qui sera suivi bientôt par celui des hauts dirigeants Khmers rouges actuellement incarcérés, d’un apparatchik marxiste responsables dans un régime officiellement et réellement marxiste, léniniste, maoïste. Le procès du nazisme fut instruit à Nuremberg en 1945, celui du fascisme japonais à Tokyo en 1946, mais celui du communisme jamais. Bien que le communisme réel ait tué ou dégradé plus de victimes que le nazisme et le fascisme réunis. Ce procès du communisme n’a jamais eu lieu, en - dehors de la sphère intellectuelle - pour deux raisons : d’abord, le communisme bénéficie d’une sorte d’immunité idéologique parce qu’il se réclame du progrès. Et surtout, parce que les communistes sont toujours au pouvoir, à Pékin, Pyongyang, Hanoi et La Havane. Là où ils ont perdu le pouvoir, ils ont organisé leur propre immunité en se reconvertissant en socio-démocrates, en hommes d’affaires, en leaders nationalistes, ce qui est le cas général dans l’ex-union soviétique.

Le seul procès possible et effectif n’a donc sa place qu’au Cambodge : mais ne nous méprenons pas. Il ne s’agit pas du procès des Cambodgiens par d’autres Cambodgiens : encore une fois, le procès de Phnom Penh est celui du communisme réel par ses victimes. Pour l’avenir, il faut imaginer, mais c’est incertain, un procès du communisme à Pyongyang, intenté par les victimes coréennes, ou un procès de Pékin, intenté par les victimes et leurs ayant-droits. Si ces procès devaient un jour se tenir, à Pékin ou Pyongyang, voire à Moscou ou à Kiev, on serait étonné par la similarité des crimes et par celle des alibis : partout des accusés sans courage se déclareraient victimes des circonstances ou des ordres d’un supérieur introuvable.

Une caractéristique étrange du communisme réel, révélée à Phnom Penh, est qu’après sa chute, aucun apparatchik communiste ne se réclame plus du communisme. Le procès de Phnom Penh montre combien le marxisme est très utile pour revendiquer le pouvoir, prendre le pouvoir et l’exercer de manière absolue: mais le marxisme comme idéal n’est revendiqué par personne , pas même par ses anciens dirigeants. Les Khmers rouges ont tué au nom de Marx, Lénine et Mao, mais ils préfèrent mourir comme des traitres à leur propre cause ou s’enfuir plutôt que mourir en marxistes. Cette lâcheté des Khmers rouges devant leurs juges révèle le marxisme sous un jour nouveau : le marxisme est réel mais il n’est pas vrai puisque nul n’y croit.

David Rosenberg et comment savoir que vous êtes dans une Dépression économique

L'économiste en chef de la firme Gluskin Sheff David Rosenberg dresse une liste des données économiques qui l'amènent à conclure que nous sommes dans une dépression, et non pas une simple récession.


Ever Wondered How You Know You Are In A Depression? David Rosenberg Explains

Tyler Durden's picture

As usual, some terrific points from the man who was far too smart for Merrill Lynch. We are also glad that Rosie caught our observation over the weekend that securitized loans have plummeted by trillions recently: easily the single biggest argument for QE2.

From Breakfast with David:

YOU KNOW YOU ARE IN A DEPRESSION WHEN ...

Congress moved to extend jobless benefits seven times, as has been the case over the past two years, at a time when almost half of the ranks of the unemployed have been looking for at least a half year.

The unemployment rate for adult males (25-54 years) hit a post-WWII this cycle and is still above the 1982 recession peak, and the youth unemployment rate is stuck near 25%. These developments will have profound long-term consequences – social, economic and political.

The fiscal costs of the depression continue to mount, with the White House on Friday raising its deficit projection for 2011 to $1.4 trillion from $1.267 trillion. That gap in the forecast – $133 billion – was close to the size of the entire budget deficit back in 2002. Amazing.

You also know it is a depression when you find out on the weekend that the FDIC seized and shuttered another seven banks, making it 103 closures for the year. What a recovery!

Meanwhile, how are the surviving banks making money? By cutting their provisions for bad debts (at a time when the household debt/income ratio is still near record highs of 120% and at a time when one-quarter of the consumer universe has a sub-600 FICO score – which means they are also ineligible for Fannie or Freddie mortgage financing. The banks thus far have reduced their loan loss reserves between 23% (Cap One) and 73% (First Horizon) – as Jamie Dimon said last week, these are not real earnings.

You also know it's a depression when a year into a statistical recovery, the central bank is still openly contemplating ways to stimulate growth. The Fed was supposed to have already started the process of shrinking its pregnant balance sheet four months ago and is now instead thinking of restarting Quantitative Easing. Of course, we are in this bizarre environment where bank credit continues to contract – last week alone, bank wide consumer credit outstanding fell $2.2 billion; real estate lending contracted $9.2 billion; and commercial & industrial loans slid $5.1 billion.

What did the banks do this past week? They replaced cash with government securities – the $47.5 billion net buying was the second largest in the past three years. As the banks find few opportunities to lend – households are either not creditworthy enough to lend to or are busy paying off debts and companies that do have any expansion plans have enough cash on their balance sheet to finance their initiatives – they are likely to use their $1 trillion in excess reserves buying government and related securities, especially with the yield curve so steep and the Fed ensuring that it has no intention of taking the 'carry' away for a long, long time.

Did we mention that you also know you are in some sort of depression when after two years of record $1+ trillion deficit financing to kick-start the economy, the yield on the 5-year note is sitting at 1.8%? What do you think that tells you? It tells you that the private credit market is basically defunct, especially when it comes to the securitized loans, which played such a critical role in promoting leveraged economic growth from 2001 to 2007 – the amount of securitized credit that has vanished since the credit bubble burst two years ago is $1.4 trillion – 40% of this market is gone. And what replaced it was this rampant government intervention into the economy – aimed at putting a floor under the economy. But insofar as the government stimulus fades and the contraction in credit persists, it will be interesting to see what sort of spending, output and income growth we are going to see in the near- and intermediate-term.

MARKET THOUGHTS

Everyone seems to be basing their view on the economic outlook from what the stock market is telling them – so one week it is a return to recession, and now that the market is surging, we must be in some sort of boom. Coincident indicators out of Europe has everyone convinced that the backdrop is solid and yet the massive fiscal tourniquet has to be applied. Investors are caught in bouts of monthly euphoria and depression – it is amazing that we have all this joy for a market that has made its way back to the middle of the range and a market that is basically flat for the year.

Program trading, algorithms, momentum trading, technicals – all are at play. Meanwhile, the Treasury market has steadfastly refused to budge from a double-dip view, with real rates still under downward pressure, and while the breadth of the market has been decent, this rally has continued to lack volume – down a further 2% on Friday on the NYSE. Meanwhile, we are at another key technical juncture – the Dow and Nasdaq have retaken their 200-day moving averages while the S&P 500 and the Nasdaq are caught between the 50-day and 200-day m.a.'s.

It is amazing that Mr. Market has been able to look through some of the blemishes of the Q2 earnings season, the recent spike in jobless claims, the latest hot spot for sovereign default risk (Hungary), and the ECRI hitting a level that is more negative now than in the worst point of the 1990-91 recession. Even with the recent recoveries, the downdraft in most industrial metal prices since mid-April has been breathtaking – down 18% for aluminum, down 13% for copper, down 27% for nickel, and down 15% for steel. Since China has accounted for 40% of global consumption of base metals over the past year, these price moves would seem to suggest that the economic landing there might be less soft and harder than is generally perceived.

dimanche 25 juillet 2010

Jarislowsky: Vendez votre maison!!

Via Argent.canoe:

«Vendez votre maison», Stephen Jarislowsky

12 février 2010 | 16h27
- ARGENT
Carl Renaud
Argent

Le financier montréalais, Stephen Jarislowsky, s’inquiète de la vigueur du marché immobilier canadien. Le sage de l’investissement croit qu’une bulle immobilière va éclater au pays et que les Canadiens devraient se départir de leur propriété avant qu’il soit trop tard.

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La vigueur du marché immobilier soulève bien des discussions à travers le Canada. Certains s’inquiètent de l’ascension du prix des propriétés alors que d’autres s’en réjouissent. Selon l'Association canadienne de l'immeuble le prix moyen d’une résidence a atteint 348 840 $ en 2009 au Canada.

Malgré les préoccupations de certains initiés dont des institutions financières, le ministre des Finances, Jim Flaherty, n’a pas l’intention de resserrer les règles d’accession à la propriété.

Les Canadiens peuvent actuellement acheter leur résidence en versant une mise de fonds qui correspond à seulement 5% de la valeur de la propriété en plus d’étaler les remboursements sur une période maximale de 35 ans.

Stephen Jarislowsky se trouve dans le camp des pessimistes. Argent a rencontré l’homme d’affaires pour approfondir la question.

Argent : Pourquoi croyez-vous qu’il y a une bulle immobilière au Canada?

Stephen Jarislowsky : «Si vous regardez les prix de l’immobilier depuis les 30 dernières années, vous allez vous apercevoir que les valeurs ont grimpé de près de 428%. Ils auraient du monter de seulement 332% si on tient compte de l’inflation et de la productivité du pays. Seuls ces deux éléments doivent faire monter les prix de l’immobilier. Si les prix à long terme montent plus vite que ça après 100 ans plus personne ne pourra vivre dans une maison.»

Argent : À combien chiffrez-vous la surévaluation du prix des maisons au Canada?

Stephen Jarislowsky : «Au moment où on se parle, les prix sont surévalués de 25%. Ils peuvent facilement descendre. Les propriétaires pourraient perdre 25 ou même 40% de la valeur de leur maison s’il y a une véritable crise.»

Argent : Comment en sommes-nous arrivé à cette bulle immobilière?

Stephen Jarislowsky : «Le gouvernement a encouragé des hypothèques trop généreuses -5% de mise de fonds et un amortissement maximal de 35 ans- et il n’a pas revu sa politique depuis deux ans. Avec la chute des taux d’intérêt, toute sorte de gens peuvent se permettre d’acheter une maison car ils paient très peu de frais d’intérêts. Tout le monde s’est lancé pour acheter une propriété parce c’était le meilleur moment de le faire en raison des circonstances. Ça a fait monter les prix et les Canadiens ont continué d’acheter car l’immeuble est une bonne spéculation. En plus, plusieurs se sont dit qu’ils devaient acheter maintenant parce qu’il va bientôt avoir une taxe de vente homogène pour tout le pays. Ils se sont dit, si je n’achète pas aujourd’hui ça va me coûter 7% plus cher quand la taxe sera introduite dans beaucoup de provinces.»

Argent : Est-ce que la situation du marché immobilier est différente au Québec?

Stephen Jarislowsky : «Non, il y a des différences marquantes d’un bout à l’autre du pays. C’est plus frappant à Vancouver, Calgary, Edmonton et Toronto qu’au Québec. Au Québec, il y a aussi une forte accélération mais d’une base inférieure car il n’y a pas beaucoup d’immigration et qu’on a souffert des prix pendant les guerres d’indépendance.»

Argent : Donc vous ne croyez pas que le marché immobilier va s’effondrer au Québec?

Stephen Jarislowsky : «Il n’y aura pas d’effondrement mais ça se peut très bien que les prix chutent de 20% pour les mêmes raisons qu'ailleurs au Canada.»

Argent : Plusieurs experts ne sont pas de votre avis. C’est le cas du ministre des Finances, M. Flaherty qui estime qu’il n’y a pas de bulle immobilière!

Stephen Jarislowsky : «C’est un politicien! Il a utilisé la montée en flèche du prix des maisons pour stabiliser le pays. La vigueur de l’immobilier a stabilisé la crise. Les autres experts peuvent bien penser ce qu’ils veulent!»

Argent : Est-ce que vous achèteriez une maison présentement?

Stephen Jarislowsky : «Certainement pas! Acheter une maison en ce moment ça prend plus que du courage ça prend de la témérité. Il faut attendre ou encore vendre sa maison et la racheter 30% plus bas par la suite. Si les gens veulent vivre dans leur maison, ils doivent être conscients du fait que le prix de leur résidence est peut être surévalué pour le moment.»

jeudi 22 juillet 2010

La fausseté des plans de relance Keynésiens par David Descôteaux

Via la page de David Descôteaux:

JEUDI 22 JUILLET 2010

Un pont, c’t’un pont

(Publiée sur le site web du journal Métro)

Je conduis ma voiture. Tourne à droite… congestion. On répare la chaussée – une voie fermée. Pas de problème, je connais un détour. Vire à gauche… je « jam » encore. On répare le viaduc – deux voies de fermées sur trois. Je commence à pomper. Soudain, une pancarte au bord de la route me rassure : les 12 millions dépensés pour retaper ce viaduc vont « relancer l’économie ». Et créer 32,6 emplois!

Seul problème : c’est faux.

À Montréal, Toronto ou Vancouver, c’est pareil. Les chantiers de construction ravagent les rues. Seulement au Québec, on va dépenser près de 3,5 milliards cette année – trois fois plus qu’en 2006. Tout ça pour nous sauver d’une crise économique… déjà terminée, selon la plupart des économistes. Ou à venir, selon les pessimistes.

Vrai, nos routes font pitié. Quand nous en sommes à conduire avec un casque de hockey et des protèges-coudes, ces investissements collectifs sont justifiés. Mais de grâce, qu’on cesse de nous faire croire que ces dépenses vont « relancer » l’économie.

Si crise il y a, comment ces travaux d’infrastructures peuvent-ils absorber les chômeurs? Un ex-gérant de McDo va s’improviser cimentier-applicateur du jour au lendemain? Et si la majorité des chômeurs provient du secteur des services, un comptable va aller fixer les poutres de soutien de l’échangeur Turcot? J’espère que non.

Surtout : rien n’est gratuit en ce bas monde. Chaque dollar que le gouvernement dépense, il doit le piger dans vos poches un jour ou l’autre. Si le pont coûte un million, vous et moi aurons un million de moins pour dépenser (pour acheter un vélo, une auto, manger au restaurant, etc.) Chaque emploi créé par la construction d’un pont détruit un emploi ailleurs dans l’économie.

La vérité, c’est qu’au lieu d’investir régulièrement dans l’entretien des ponts et des routes, nos gouvernements ont préféré, au fil des ans, dépenser l’argent ailleurs. C’est connu, on achète plus de votes en offrant une subvention à un bruyant groupe d’intérêt qu’en réparant un tronçon de route à St-Éloigné...

Résultat de cette négligence: aujourd’hui on inonde la province de chantiers.

En plus de faire rager les automobilistes, ce prétendu « plan de relance » risque de créer une surchauffe dans l’industrie de la construction. Les entrepreneurs sont déjà fort occupés. Si on triple la demande de projets, on risque la surenchère. Et les entrepreneurs auront beau jeu de hausser leurs prix lors desappels d'offres. Les contribuables en auront-ils pour leur argent?

Nous voulons tous de belles routes et des ponts qui tiennent. Mais de grâce, cessez de prendre les citoyens pour des idiots. Un pont, ce n’est pas un plan de relance. C’est un pont.



mercredi 21 juillet 2010

L'argent des autres...suite

Via le Blogue du QL:

Le Québec dans le rouge?

par Gilles Guénette

FirstclassOn apprend ce matin dans La Presse que «Le nombre de fonctionnaires québécois gagnant un salaire dans les six chiffres a doublé au cours des quatre dernières années. En 2010, 2435 fonctionnaires ont gagné plus de 100 000$ par année. Il s'agit d'une hausse de 117% comparativement aux 1123 fonctionnaires ayant gagné le même salaire il y a quatre ans, en 2006. Sur un an, la hausse est de 33% alors que le nombre de fonctionnaires gagnant un salaire dans les six chiffres est passé de 1827 en 2009 à 2435 en 2010, selon les chiffres du Conseil du Trésor obtenus par La Presse Affaires en vertu des lois sur l'accès à l'information. Les fonctionnaires gagnant un salaire dans les six chiffres représentent 3% de l'ensemble de la fonction publique de la province.»

On apprend aussi que «La rémunération des hauts dirigeants des six principales sociétés d'État du gouvernement du Québec s'est élevée à près de 15 millions de dollars lors de leur plus récent exercice. Cette somme représente une hausse de 10% par rapport à la somme cumulative de l'année précédente, révèle un examen des plus récents rapports annuels des sociétés d'État. Toutefois, cette fluctuation s'avère très inégale selon les sociétés d'État, et parmi leurs 34 hauts dirigeants faisant l'objet d'une divulgation officielle.»

La classe moyenne trime dur pour payer les salaires de ces fonctionnaires qui font partie du 3,6% des contribuables les plus riches du Québec. Ça doit être ça la redistribution de la richesse…