jeudi 10 juin 2010

Allégorie sur la situation économique actuelle

Via le blogue de David Descoteaux:

La dernière partie de poker

(Publiée sur le site du journal Métro)

Je suis en vacances. Pas censé écrire de chronique cette semaine. Mais j’interromps ma dégustation de rouge sur les airs du dernier Jack Johnson pour reprendre la plume. Je dois vous raconter la partie de poker à laquelle j’ai assisté hier…

Il est vingt heures. J’entre dans une pièce mal éclairée. À travers l’épaisse fumée de cigare j’aperçois une table ronde. Une lampe suspendue y éclaire sept têtes. Chacun tient des cartes entre ses mains, l’air soucieux.

La partie de poker se déroule depuis un moment déjà.

Je m’approche sans faire de bruit. J’observe. De gauche à droite, je compte sept joueurs : Mme Crise économique, Gouvernement, Consommateur, Payeur de taxe, Économiste conventionnel, Banquier, et une bibitte étrange – elle possède des cuisses de fermier, des mains d’artistes, le corps d’un PDG d’entreprise et la tête d’un chef syndical. Appelons-la « Groupe de pression ».

Sur le tapis vert de la table, Consommateur et Gouvernement jouent comme des débutants. Ils gaspillent des jetons sans compter, incapables de s’en empêcher.

Après un mauvais bluff, Consommateur perd tous ses jetons. Ça fait trois fois qu’il se ruine, et remprunte à Banquier pour continuer à jouer. Il a déjà mis son auto et sa maison en garantie. « Assez, c’est assez! » Il se lève et quitte la table.

Je me tourne pour regarder Payeur de taxe. Il semble contrarié. Il joue de façon prudente et disciplinée, mais perd des jetons chaque tour. Parce que Gouvernement joue de façon agressive, mais aussi parce que Groupe de pression, assis à côté de Gouvernement, pige dans les jetons de ce dernier et le relance à chaque mise, créant une surenchère. Payeur de taxe est incapable de suivre le rythme.

À ma gauche, Économiste conventionnel est dans le trouble. Sa pile de jetons fond rapidement. Il ne comprend pas. Ses années de recherche lui ont enseigné que plus on dépense de jetons (même si on les gaspille), plus notre fortune grossit, puisque cette dépense entraîne des effets « multiplicateurs ». Confus, il se lève et quitte. Il retourne à sa tour d’ivoire peaufiner ses modèles mathématiques.

Pendant ce temps Mme Crise économique, sourire en coin, accumule les jetons que gaspillent tous les joueurs…

Le joueur le plus détesté, c’est Banquier. Lui, il mise un paquet de jetons à chaque tour, peu importe les cartes qu’il a entre les mains. Il s’en fout. Il sait très bien que son ami Gouvernement va le renflouer s’il perd tout. Mais au tour suivant, il tente un pari beaucoup trop risqué… et perd tout. Bah! Il se lève, fait un clin d’œil à Gouvernement, et va préparer tranquillement du café.

Soudain, un cri interrompt la partie. « Lâche mes jetons, parasite! » Gouvernement vient de réaliser que Groupe de pression pige constamment dans sa pile. Gouvernement place ce qu’il lui reste de jetons bien en vue devant lui, et jure qu’il adoptera dorénavant une façon de jouer plus « austère » d’ici la fin de la partie.

Groupe de pression ne survit pas à cette décision. Il se lève, furieux, et sort protester dans la rue. Il brandit une pancarte sur laquelle on peut lire : « Je mérite plus de jetons! »

Appauvri par l’agressivité de Gouvernement et de Groupe de pression depuis le début de la partie, Payeur de taxe fini par mourir, un deux de pique et un sept dans les mains. Il quitte la table en vociférant contre les autres joueurs : « Vous conspirez tous contre moi! »

La fin de partie approche.

Seuls deux joueurs demeurent à la table : Gouvernement et Mme Crise économique.

Mme Crise économique possède beaucoup plus de jetons que Gouvernement.

Gouvernement, désemparé, lance un coup de fil à Économiste conventionnel dans sa tour d’ivoire. « Vous n’avez qu’un choix, dit ce dernier : bluffer. Il faut faire peur à Mme Crise économique, pour qu’elle se couche. Misez tout ce qu’il vous reste. Ce n’est pas le temps d’être radin et de penser à l’avenir. À long terme, nous somme tous morts. »

Le gouvernement se lance « all in ». Il pousse tous ses jetons au centre de la table.

Et prie.

Mme Crise économique tient une « full house » entre ses mains.

Le gouvernement, une paire de cinq.

Mme Crise économique va-t-elle se coucher?

À ce moment, je me suis réveillé. Je me demande qui a gagné.

mardi 8 juin 2010

La citation du jour

Inflation is a silent tax, levied by governments so they don't have to impose overt taxes that would be politically unpopular to pay for their misadventures at home and abroad.

-Doug French

GM rappelle 1,5 millions de véhicules

L'autre fabricant automobile sous la tutelle du gouvernement américain, General Motors, procède à son tour a un rappel de 1,5 millions de véhicules, à cause d'un risque d'incendie dans le dispositif chauffant le liquide lave-vitres.

Comme pour le rappel de 600 000 voitures annoncé par Chrysler hier, je me pose la question: ou sont les médias? Et l'hystérie?

Ou bien serait-ce possible que le fait que le gouvernement américain possède le contrôle de Chrysler et GM incite nos valeureux médias à ne pas mettre trop d'emphase sur ces 'incidents'?

Via Reuters:

GM recalls 1.5 million vehicles on fire risk

Photo
12:38pm EDT

DETROIT (Reuters) - General Motors Co on Tuesday announced a recall of about 1.5 million trucks, crossovers and cars from model years 2006-2009 because the unit that heats the windshield washer fluid could catch fire.

Jeff Boyer, GM director for safety, said GM will remove the unit that heats washer fluid, because the supplier who made the module has stopped manufacturing, leaving no chance to design an improved unit.

GM will pay each customer $100 when the heated fluid module is removed at dealerships, Boyer said. The washer is a feature to allow larger vehicles to better eliminate ice and snow on windshields.

The models involved include the 2007-2009 model year Chevrolet Silverado 3500 pickup truck, Avalanche, Suburban and Tahoe; Cadillac Escalade, Escalade ESV and Escalade EXT; GMC Acadia, Sierra, Yukon and Yukon XL; and the Saturn Outlook.

The recall also covers the 2009 Chevrolet Traverse, the 2008-2009 Buick Enclave and Cadillac CTS, and the 2006-2009 Buick Lucerne, Cadillac DTS and Hummer H2.

GM in 2009 dropped the Hummer and Saturn brands as part of its post-bankruptcy restructuring.

La citation du jour

Don't sully me, I would rather roam and idle about in a muddy
ditch, at my own amusement, than to be put under the restraints that the ruler
would impose. I will never take any official service, and thereby I will satisfy
my own purposes.

-Chuang Tzu, disciple de Lao Tzu

Le conservatisme fiscal selon Stephen Harper

Avec un énorme déficit budgétaire à combler, il est rassurant de voir que notre gouvernement fédéral fait preuve d'un grand discernement pour ses dépenses...


Canada builds fake lake for G-8
The Washington Post

Canada’s Conservative government is coming under heavy criticism from opposition parties for spending nearly $2 million for a fake lake inside the media center for this month’s G-8 and G-20 summits.

Organizers are building the artificial lake to showcase the real G-8 site in Huntsville, Ontario, on June 25-26. The lake is part of a $1.9-million Canadian (US$1.8 million) display called The Canadian Corridor that will include canoes, trees, deck chairs and a fake dock.

Only a small pool of about 150 reporters will be allowed to cover the G-8 summit in Huntsville because of the small venue size, so many will cover it from Toronto – the site of the G-20 summit that same weekend.

Opposition lawmaker Mark Holland ridiculed the government on Monday for the expense. Opposition parties have already decried the nearly $1 billion cost for security.

lundi 7 juin 2010

Rappel massif de Chrysler: où est l'hystérie médiatique?

Chrysler, que le gouvernement Américain possède en partie, rappelle 600 000 véhicules qui pourraient, entre autres, prendre feu (!).

Ma question ici est: où est l'hystérie médiatique, et la chasse aux sorcières du gouvernement au nom de la 'sécurité publique'??

Via Reuters:

Chrysler recalls nearly 600,000 vehicles


(Reuters) - Doors that could catch fire, brakes that could fail and accelerators that could stick have caused Chrysler Group LLC to recall nearly 600,000 vehicles involving five models in the United States, U.S. safety regulators said on Monday.

Chrysler informed the U.S. National Highway Traffic Safety Administration of the potential safety issues last week, the NHTSA reports show.

As many as 284,831 Chrysler Town and Country minivans and Dodge Grand Caravan minivans for model years 2008 and 2009 could develop a problem in the electrical system that could cause a short circuit in the latch for the sliding door, which could cause a fire, Chrysler told regulators.

As many as 288,968 Chrysler Jeep Wranglers from model year 2007 to 2010 could experience leaking brake fluid which could cause brake failure.

These two recalls are in addition to one first reported last Friday for as many as 25,336 Dodge Caliber and Jeep Compass vehicles for the 2007 model year involving possible sticky accelerator pedals.

Owners of the models involved in each of the recalls are to be notified by Chrysler this month and Chrysler said it will fix the vehicles without charge.

Chrysler, based in Auburn Hills, Michigan, is managed by Fiat SpA (FIA.MI).

(Reporting by Bernie Woodall, editing by Gerald E. McCormick)

dimanche 6 juin 2010

La vie dans la capitale Impériale

Via le blogue de Lew Rockwell:

Life in the Imperial Capital

Obama and his vast, gas-guzzling motorcade were barreling back to the Executive Mansion from some event at his daughters’ very expensive and exclusive private school, where the public school activist sends them. The roads were, of course, cleared, lest He experience a pause. ThenCrisis!: two humans refused secret service orders to jump out of the road, or, rather, didn’t obey fast enough, and so they were “subdued”—assaulted—and arrested for “resisting a lawful order.” It was also explained by the SS that the citizens had “used profanity” when they were attacked. Imagine that. Double their jail time, at the very least.